Chocolat
Gastronomie

Les grandes étapes de la fabrication du chocolat

Blanc, noir, au lait ou Dulcey, le chocolat fait partie des aliments préférés des Français. À raison d’une consommation de 13 kilos par an et par foyer, il figure parmi les petits plaisirs que l’on s’accorde au quotidien, que l’on ait 15, 35 ou 50 ans. Le goût et la forme d’un chocolat dépendent de nombreux facteurs. Choix des ingrédients, recette, provenance du cacao, pourcentage de matière grasse : chaque critère est soigneusement étudié pour donner naissance à une combinaison unique. Explorez les différentes étapes de fabrication du chocolat, de la fève jusqu’à la tablette.

À l’origine du chocolat, un fruit qui contient des fèves

Le cacaotier ou cacaoyer est un arbre de petite taille du genre Theobroma, ce qui signifie « l’aliment des dieux ». Originaire du Mexique, ce végétal qui atteint rarement plus de 15 mètres fleurit toute l’année. Son environnement de prédilection est la canopée de la forêt tropicale, à basse altitude. Chaque arbre produit des fruits, les cabosses, qui contiennent des fèves de cacao. Ces dernières prennent des saveurs différentes en fonction des espèces.

Domestiqué par l’homme vers l’an 1000 avant J-C puis découvert par les occidentaux au 16ème siècle, le cacaotier est ensuite progressivement planté dans d’autres régions propices à sa pousse comme l’Afrique (Ghana, Côte d’Ivoire, Équateur) et l’Asie (Indonésie, Sri Lanka).

La récolte des cabosses de cacao et leur traitement agricole

Lorsque les cabosses sont bien mûres, une ou deux fois dans l’année, les producteurs effectuent la récolte des fruits. Il faut séparer la cabosse de l’écorce ou de la branche à l’aide d’une lame, puis dégager les fèves en ouvrant le fruit dans sa longueur.

Le processus de fermentation dure quelques jours. Il permet de développer les arômes des fèves, d’éliminer une partie de leur amertume et d’éviter qu’elles ne germent. Ensuite, les fèves sèchent naturellement au soleil jusqu’à ce que leur taux d’humidité atteigne 7%. Mises dans des sacs de jute, elles sont envoyées dans le monde entier aux industries et aux professionnels tels que la chocolaterie Valrhona, qui vont les travailler de différentes façons.

Du concassage de la fève au malaxage du chocolat

Les fèves parviennent dans les ateliers de chocolatiers ou dans les usines sous une forme brute. Elles doivent subir plusieurs processus avant de donner naissance au chocolat tel que nous le connaissons :

  • le nettoyage élimine la poussière et les saletés présentes sur les fèves ;
  • le concassage extrait l’amande du cacao de son enveloppe ;
  • la torréfaction contribue à développer les arômes tout en diminuant l’amertume du cacao ;
  • l’assemblage permet de réaliser des mélanges de plusieurs origines ;
  • le grué obtenu est ensuite broyé pour donner la masse, semi-liquide ;
  • le pressage sépare le beurre de cacao du tourteau, qui devient de la poudre après concassage.

L’étape suivante va consister à préparer le chocolat en mélangeant des ingrédients selon des proportions bien établies.

La fabrication du chocolat à partir de la poudre de cacao

À compter de cette étape, chaque chocolatier dispose de sa propre recette. Pour créer du chocolat noir, il faut mélanger la pâte de cacao avec le beurre de cacao et y ajouter du sucre. Pour obtenir du chocolat au lait, il faut rajouter de la poudre de lait. Le chocolat blanc est obtenu sans ajout de pâte de cacao, en mélangeant du beurre de cacao, de la poudre de lait et du sucre.

Pendant le conchage, le chocolat est brassé à température élevée de façon à bien homogénéiser l’ensemble. Ses arômes se développent encore et sa texture peut être ajustée à l’aide de beurre de cacao ou de lécithine de soja.

L’opération très précise du tempérage exige d’abaisser la température du chocolat à 28°C, ce qui contribue à le solidifier, avant de la faire remonter à 32°C. Le chocolat prend alors une apparence brillante et une texture plus fondante en bouche.

Le travail de l’artisan chocolatier

Selon ses besoins, le chocolatier-confiseur va ensuite procéder à la technique adaptée pour donner vie à ses créations. Le moulage, par exemple, consiste à faire couler le chocolat dans des moules tout en le secouant pour ôter les bulles d’air. Après réfrigération, le chocolat aura pris la forme du moule. Cette technique est très utilisée par les artisans lors des fêtes de Pâques ou de Noël. Elle sert aussi à concevoir des tablettes.

Le chocolat peut en outre aider à confectionner un glaçage, un nappage, une ganache. Il entre dans la composition de nombreux desserts et permet aussi de confectionner des bonbons de chocolat enrobés.

En fonction du résultat souhaité et de la recette, le chocolatier travaille sa matière à une température très précise. Celle-ci dépend aussi du type de chocolat utilisé. Le chocolat noir doit être fondu à 50 ou 55°C, tandis que le chocolat au lait et le chocolat blanc se fondent à 45°C. Ensuite, la cristallisation puis la remontée en température pour le travail suivront les courbes relatives à la composition du chocolat.

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