La France commémore le génocide arménien, 1.2 million de personnes sont mortes

Yerevan en Arménie

Cette journée mondiale était une promesse du président de la république Emmanuel Macron. Cette commémoration a débuté mardi soir sur la place de la République à Paris par une veillée. Ce même jour en 1915 plus de 600 intellectuels furent assassinés à Constantinople sur ordre du gouvernement. C’est le début d’un massacre qui coûtera la vie à plus d’1,2 million de personnes.

Une histoire tourmentée

La légende veut que les Arméniens descendent de Kaïk arrière petit fils de Noé. À l’aube du XIXe siècle, les 3.000.000 Arméniens de l’Empire ottoman restent encore fortement ancrés dans leur territoire ancestral. En tant que non-musulmans, ils sont soumis au statut de discrimination. Le génocide arménien se déroula entre avril 1915 et juillet 1916. Il s’agit alors de l’extermination de près de deux tiers des Arméniens vivant alors en Turquie. Considéré comme l’un des premiers génocides du XXe siècle, sa reconnaissance n’est pas effectuée encore dans tous les pays. En France, il a été reconnu le 29 janvier 2001. La négation de celui-ci est passible de poursuites judiciaires.

Le Premier ministre rendra hommage aux victimes

Ce mercredi 24 avril 2019, Édouard Philippe rendra hommage aux Arméniens victimes du génocide. C’est la première fois que la France va commémorer officiellement ce génocide. L’inscription de cette journée nationale dans le calendrier républicain représente la plus grande avancée pour la cause de la vérité, de la justice dans notre pays. Elle récompense le combat des rescapés, la dignité des vivants, le respect des morts. À la suite de cette journée, le CCAF organisera une marche pour la justice vers l’ambassade de Turquie complice du génocide. Elle appelle tous les descendants des victimes à se mobiliser afin de donner à cette journée la dimension attendue.

Il y a 104 ans, l’Arménie était bouleversée

Le gouvernement ottoman ordonnait la rafle de plus de 250 notables Arméniens dans la capitale de l’empire Istanbul. C’est le début d’une campagne de déportations qui allait effacer une grande partie des Arméniens. Les Turques refusent catégoriquement de reconnaître un génocide. Sur le fond, elle n’a jamais vraiment changé dans la forme, elle a un peu évolué après l’arrivée au pouvoir de Recep Tayyip Endogan. En 2014, l’actuel président turc avait présenté ses condoléances à tous les descendants des Arméniens. C’est une timide avancée. Pour la première fois, la France fait de cette journée du 24 avril une commémoration nationale inscrite au calendrier.

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